LUTTE CONTRE LE HARCÈLEMENT SEXUEL À L’UNIVERSITÉ :
UNE SANCTION QUI DOIT EN APPELER D’AUTRES !

Le CLASCHES (Collectif de lutte anti-sexiste contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur) se félicite d’une récente décision de la section disciplinaire de l’université Lumière Lyon 2. Dans sa décision du 9 avril 2018 (https://clasches.fr/communique-de-presse-du-13-juin-2018-lutte-contre-le-harcelement-sexuel-a-luniversite-une-sanction-qui-doit-en-appeler-dautres/), celle-ci a en effet reconnu le harcèlement sexuel et l’emprise exercés par un professeur sur une doctorante sous sa direction et a prononcé à son encontre 12 mois d’interdiction d’exercer toute fonction d’enseignement et de recherche, avec privation de la totalité du salaire. Cette décision est exemplaire à plusieurs égards.

D’abord, sur la forme, l’enquête disciplinaire et la décision font preuve d’une rigueur, notamment juridique, encore trop rare.

Ensuite, la section disciplinaire s’est appuyée sur le témoignage de la victime et 3 enregistrements, par la victime, de conversations téléphoniques, pour constater que « les faits rapportés concordent ». Attentive au respect du droit et de la réglementation, la décision motive solidement la validité juridique de la prise en compte des enregistrements. Elle rappelle ainsi que, contrairement à ce que l’on objecte trop souvent aux victimes, « des preuves existent ».

En outre, la décision met en évidence que le harcèlement sexuel s’est produit dans une configuration d’abus de pouvoir plus large de la part du directeur de thèse.

Enfin, il faut saluer la sévérité de la sanction prise, inédite pour des sections disciplinaires très souvent enclines à se contenter de « sanctions » symboliques en matière de violences sexuelles.

Si cette décision est exemplaire, c’est donc surtout en comparaison des nombreux dysfonctionnements qui caractérisent généralement les procédures disciplinaires. Elle ne doit donc pas conduire à penser que « tout est réglé » en matière de lutte contre les violences sexuelles dans l’enseignement supérieur. Au contraire, elle doit être le début d’une prise de conscience collective : il n’est plus acceptable que des auteurs de violences sexuelles demeurent impunis dans l’enseignement supérieur et la recherche !

Nous tenons enfin à saluer le courage de la victime et le soutien de certain.e.s de ses collègues et à rappeler qu’étudiant.e.s, doctorant.e.s, personnels précaires et, a fortiori, titulaires, doivent se mobiliser pour faire cesser les violences sexuelles dans l’ESR.

clasches.fr // clasches@gmail.com

CLASCHES – Collectif de Lutte Anti-Sexiste Contre le Harcèlement sexuel dans l’Enseignement Supérieur
http://clasches.fr

Journée Internationale des archives

Grande collecte. Archives de Femmes, le Samedi 9 juin – site de Pierrefitte-sur-Seine

En 2018 la Grande Collecte des Archives a pour thème «les femmes au travail». Les Archives nationales organisent une journée de débats, de témoignages et de rencontres.

Les Grandes Collectes, initiées en 2013 autour de la Grande Guerre par le ministère de la Culture, et vues comme le « rendez-vous des Français et des Françaises avec leur histoire, leurs archives, leur mémoire » sont l’occasion de compléter les fonds conservés dans les services publics d’archives, par des dépôts et dons privés. Axée sur la thématique « Femmes et travail », la Grande Collecte 2018 s’adresse à toute personne possédant des documents qui l’illustrent et mobilise l’ensemble du réseau des archives en France : Archives nationales, départementales, municipales sous la houlette du Service interministériel des Archives de France. Archives de femmes, archives sur les femmes, femmes au travail, travail des femmes, autant de sources précieuses aujourd’hui chez les particuliers mais indispensables pour écrire l’histoire de demain.

Dans cette dynamique et à l’occasion de la Journée internationale des archives, les Archives nationales ouvrent leurs portes le samedi 9 juin 2018 pour une journée de débats et de rencontres à Pierrefitte-sur-Seine. Chacun, chacune pourra rencontrer des archivistes, se renseigner auprès d’eux sur les modalités de la collecte, qui peut donner, comment, à quel moment etc. ?

Programme de la journée du 9 juin aux Archives nationales

13h00 à 13h30 Présentation du rapport « Grande collecte. Archives de Femmes. Mission Françoise Thébaud, 2017 »

par Julie Verlaine, présidente de l’association Mnémosyne.

13h45 à 14h45 Visite guidée subjective de l’exposition 68, Les voix de la contestation

par Ludivine Bantigny, historienne, maîtresse de conférences à l’Université de Rouen Normandie qui a carte blanche pour nous faire découvrir les voix féminines de la contestation de 68.

15h00 à 16h30 Table ronde « Les femmes, le travail et l’égalité »

Modératrice :Valérie Abrial, directrice du publishing à la Tribune et directrice éditoriale Women for future, avec Armelle le Bras-Chopard, politologue, spécialiste de philosophie politique et des questions d’égalité femmes-hommes ; Catherine le Magueresse, juriste, ancienne présidente de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail, elle travaille sur la critique féministe du droit notamment pénal. Françoise Milewski, économiste, coresponsable du Programme de Recherche et d’Enseignement des SAvoirs sur le GEnre, responsable du groupe de recherche « Genre, emploi et politiques publiques », membre du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

16h30 à 18h00 « Le travail des femmes : la parole des archives »

Présentation par Véronique Leroux-Hugon du travail d’Autopacte, association qui a pour objet l’écriture autobiographique sous toutes ses formes (récits, journaux, lettres, etc.).

Témoignage de Michelle Perrot sur l’entrée de ses archives aux Archives nationales

Table ronde : Métiers d’hommes et métiers de femmes ; apprentissage et formation professionnelles ; la question salariale : pépites d’archives…

Autant de thèmes traités à partir des fonds conservés aux Archives nationales.

Modératrices :Vanessa Szollosiet Constance de Vergnette, conservatrices du patrimoine aux Archives nationales

Programme  pdf 

Le Bien public. Bourgogne-Franche-Comté Grande collecte nationale d’archives : les femmes à l’honneur

« Fort du succès des premières collectes d’archives consacrées à la Première Guerre mondiale puis aux relations entre l’Afrique et la France, le ministère de la Culture organise, dès le 9 juin prochain, une nouvelle Grande Collecte dédiée à l’histoire des femmes en invitant chacun d’entre nous à se plonger dans ses archives familiales pour partager souvenirs et documents authentiques. »

https://www.bienpublic.com/cote-d-or/2018/05/30/grande-collecte-nationale-d-archives-les-femmes-a-l-honneur

 

Ouest France. Grande collecte, « l’histoire des femmes du Calvados ».

« les Archives du Calvados accueillent les personnes souhaitant confier des documents personnels. La collecte peut aussi bien valoriser l’action de femmes de premier plan comme la vie d’anonymes.  »

https://infolocale.ouest-france.fr/caen-14118/agenda/grande-collecte-lhistoire-des-femmes-du-calvados_6126846

 

La Nouvelle République, Tours : les archives attendent vos documents sur les femmes !

« Cette année, le rendez-vous revêt un caractère particulier puisqu’une nouvelle thématique a été proposée : les femmes. Qu’elles soient politiques, intellectuelles ou scientifiques, militantes, artistes… Une collecte de documents qui s’intéresse aussi bien aux femmes anonymes qu’à celles qui ont laissé leur nom dans l’Histoire.

Autant de documents ( journaux intimes, photos, correspondances, archives privées, documents audiovisuels, témoignages oraux, etc.) qui permettront aux professionnels, aux chercheurs de disposer de matière, de terreau approfondir leurs investigations. Et écrire l’histoire des femmes, à travers les siècles.

De quoi, aussi, protéger vos documents à jamais. »

https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/tours-les-archives-attendent-vos-documents-sur-les-femmes

 

La République de Seine-et-Marne, « La Grande collecte nationale est de retour, cette année dédiée à l’Histoire des femmes.

« Un appel est lancé au grand public dans le cadre de la journée internationale des archives qui se déroule samedi 9 juin. L’objectif de cette collecte est de recenser la mobilisation et les engagements politiques et associatifs des femmes, leur militantisme ou l’histoire des femmes au travail.

Le public peut ainsi remettre tous les documents relatifs aux femmes ou permettant d’apporter un éclairage sur leur histoire. Les archives départementales lancent ainsi un appel aux particuliers qui conservent des documents variés (journaux intimes, carnets, notes manuscrites, correspondances, photos, tracts et affiches). »

https://actu.fr/loisirs-culture/seine-marne-venez-decouvrir-coulisses-archives-departementales-dammarie-lys_17181043.html

 

Le Dauphiné.com, Isère. Participez au nouvel épisode de la “grande collecte“ !

« Parce que les récits individuels sont autant nécessaires à la compréhension d’une époque que les documents administratifs, les archivistes sont à la recherche de correspondances, journaux intimes, photographies, affiches, et autres. Votre arrière-grand-mère était gantière dans le Grésivaudan et elle vous a laissé ses livres de comptes ? Eh bien, cela a une valeur pour la mémoire collective ! Vous étiez militante pour la légalisation de l’avortement dans les années 60-70 à Grenoble ? Sachez que vos tracts sont des trésors ! Vous avez trouvé dans le grenier d’une vieille ferme du Trièves un recueil de poèmes d’amour, d’anciens dessins d’enfant, un cahier de catéchisme, un classeur de recettes locales ? Il se peut bien, s’ils appartenaient à des femmes, qu’ils aient leur histoire à raconter sur une de nos régions à une époque donnée… »

https://www.ledauphine.com/loisirs/2018/06/03/participez-au-nouvel-episode-de-la-grande-collecte

 

La Tribune, Aux Archives, citoyennes ! Grande collecte « Femmes et travail »

[Evénement en partenariat avec La Tribune ] À l’occasion de la Journée internationale des archives et de la Grande collecte 2018 sur le thème « Femmes et travail », les Archives nationales ouvrent leurs portes le samedi 9 juin à Paris et à Pierrefitte-sur-Seine pour accueillir, informer, orienter et accompagner le public. Chacun, chacune pourra rencontrer des archivistes, se renseigner auprès d’eux/d’elles sur les modalités des dons, pourquoi donner ses archives ? Qui peut donner ? Comment ? À quel moment ?

https://www.latribune.fr/supplement/women-for-future/aux-archives-citoyennes-grande-collecte-femmes-et-travail-779852.html

 

Bretagne. 7 sites d’archives mobilisés pour une collecte dédiée à l’histoire des femmes

https://www.breizh-info.com/2018/06/01/96800/bretagne-7-sites-darchives-mobilises-pour-une-collecte-dediee-a-lhistoire-des-femmes

Occitanie – Archives de femmes, Histoire des femmes – Prochaine édition de la Grande Collecte le 9 juin 2018 

Fort du succès des premières collectes d’archives consacrées à la Première Guerre mondiale puis aux relations entre l’Afrique et la France, le ministère de la Culture organise, dès le 9 juin prochain, une nouvelle Grande Collecte dédiée à l’histoire des femmes en invitant chacun d’entre nous à se plonger dans ses archives familiales pour partager souvenirs et documents authentiques.

En Occitanie, 10 sites d’archives mobilisés

http://www.occitanie-tribune.com/articles/7764/occitanie-archives-de-femmes-histoire-des-femmes-prochaine-edition-de-la-grande-collecte/thebaud

 

Carmaux Actu, Les archives municipales vous invitent à enrichir leurs fonds.
« Cette manifestation aura vocation à enrichir les sources d’archives sur l’histoire des femmes du Carmausin, et de collecter des documents et archives privées.
Cet appel s’adresse donc à toutes les femmes qui travaillent ou ont travaillé, dans une entreprise ou chez elles, aux champs ou à l’usine, à l’école où à l’université, dans une association, dans la recherche ou sur une scène… Tous les parcours de vie sont, en effet, susceptibles d’enrichir les sources qui permettront l’écriture de l’histoire des femmes en France du XIXe siècle à nos jours.
Si vous souhaitez participer à cette nouvelle édition de « La grande collecte » et faire don de vos documents familiaux (correspondances, photos d’époque, documents officiels, tracts, affiches…), n’hésitez pas à contacter le service des Archives municipales »

Le 9 juin prochain, vous êtes invités à vous rendre dans les services partenaires de l’opération afin d’y présenter vos souvenirs familiaux.

Qu’il s’agisse de documents d’ordre familial (« papiers de famille », souvenirs) ou professionnel (archives d’entreprises, de mouvements associatifs), à l’échelle de l’histoire locale ou nationale, les professionnels des archives vous conseilleront sur la meilleure destination à donner à ces documents.

La liste des services participants à la Grande collecte «les femmes au travail»

Un premier critère à prendre en compte est celui de l’authenticité et de l’originalité du document que vous souhaitez apporter : un carnet autographe dont vous connaissez le contexte de rédaction a plus de valeur qu’un numéro de L’Illustration, journal tiré à des centaines de milliers d’exemplaires et déjà conservé dans les bibliothèques et les services publics d’archives.

Pour le reste, le responsable du point de collecte saura vous montrer dans quelle mesure le document que vous lui apportez ajoute à notre connaissance de l’histoire. En tous les cas, ne méprisez pas la valeur familiale et intime de ces souvenirs : vos descendants, auxquels vous les transmettrez, pourront être heureux d’en hériter.

Dans la mesure du possible, efforcez-vous avant votre visite de retrouver au minimum l’identité du personnage auquel se rattachent les documents que vous apportez. Enfin, la Grande Collecte est prioritairement destinée à la collecte des documents : images, lettres, carnets… Si vous souhaitez donner ou déposer des objets, il est préférable de contacter des institutions spécialisées

In this collective book, readers will discover women’s lives in Europe from the 18th to the the 21st century. Our sources span most Eurpean languages, are translated into French and involve 66 contributors from Europe who wrote historical comments. 11 chapters and 77 entries, from women’s rights, to education and health, from participation or denial of it in art and sciences or wars, deal mostly with ordinary women introduced by women and men over the period. A good read, to be enjoyed continuously or bits by bits.

 

 

 

Responsables du numéro :Elizabeth Claire

Des courtisanes et danseuses grecques de Lucien de Samosate aux maîtres à danser italiens de la Renaissance qui façonnent les corps des militaires de l’aristocratie, du vedettariat féminin de l’Opéra de la Monarchie de Juillet jusqu’aux femmes chorégraphes invisibles des théâtres du Bengale colonial, du tango à Téhéran dans les années 1940 aux fêtes populaires maghrébines de la France d’aujourd’hui, ce numéro de Clio-Femmes, Genre, Histoire, dirigé par Elizabeth Claire et coordonné par Florence Rochefort et Michelle Zancarini-Fournel, propose d’explorer la danse au croisement d’autres pratiques sociales et culturelles – l’éducation, la religion, la politique, la prostitution, les arts visuels, la science, la morale. La danse est abordée au sens large, à partir de tout un ensemble de pratiques, d’objets et de représentations que produit une société donnée, à une époque donnée et qui nous informent sur l’histoire du corps et du genre incorporée par la danse.

 

Sommaire du dossier :

 

 

Julie Le Gac et Fabrice Virgili présentent le recueil en 3 minutes
L’Europe des femmes XVIIIe-XXIe, Paris, Perrin, 2017

Ouvrage collectif pensé et réalisé par : Peggy Bette, Sonia Bledniak,
 Myriam Boussahba-Bravard, Anne-Laure Briatte, Véronique Garrigues, Louis-Pascal Jacquemond, Julie Le Gac, Amandine Malivin, Dominique Picco, Yannick Ripa, Mélanie Traversier et Fabrice Virgili.
Partenariat Mnémosyne – LabEx EHNE

Vidéo : L’Europe des femmes en 3 minutes

et en anglais : L’ Europe des Femmes, 2017, an anthology for Europeans and the World

Revue de presse et du web

Ouest France 24 mai 2019

« L’Europe, une chance pour les femmes ? Le genre de l’intégration européenne », codirigé par Anne-Laure Briatte, Éliane Gubin et Françoise Thébaud, est issu d’un colloque organisé par le laboratoire EHNE (Écrire une histoire nouvelle de l’Europe). Ce laboratoire de recherche a produit également une encyclopédie en ligne (https ://ehne.fr/) et l’ouvrage L’Europe des femmes, XVIIIe-XXIe siècle, recueil de textes écrits par des femmes de toute l’Europe, coordonné par Julie le Gac et Fabrice Virgili.

50/50 Magazine, 23 mai 2019

« Cet ouvrage inédit montre à quel point les femmes d‘Europe ont contribué à son développement, à son rayonnement scientifique et à sa vie intellectuelle et artistique, tout en luttant pour être reconnues dans leur domaine d‘excellence. Chaque chapitre est accompagné d‘une bibliographie précise qui permet de mieux connaitre la personne présentée et son époque, il peut donc constituer un point de départ pour des études approfondies de l‘une ou l‘autre de ces formidables Européennes »

Var Matin, Nice Matin, Monaco Matin, 21 janvier 2018

« ça vient de paraître, entretien avec Julie Le Gac et Fabrice Virgili. (…) « A propos du harcèlement sexuel, nous présentons dans le recueil un texte d’Adelheid Popp, une Autrichienne qui en 1909 décrit comment les ouvrières sont des « proies » pour leur contremaîtres et employeurs L’actualité montre a quel point plus de cent ans après, son combat demeure d’actualité »

Vingtième siècle Revue d’histoire, janvier-mars 2018

« Juchée sur une structure métallique, une silhouette féminine en robe, redingote et chapeau, photographie la ville de Berlin en 1910. La couverture de L’Europe des femmes est sans ambiguïté : les femmes portent un regard sur le monde auquel elles participent et qu’il est nécessaire de redécouvrir. »

Clara, janvier-février 2018

Une histoire européenne des femmes. Ce livre est une première. On y trouve les textes, dans leur langue d’origine et traduits en français, de femmes aussi connues qu’Alexandra Kollontal ou Virginia Woolf mais aussi de femmes moins connues, ou d’hommes «féministes». (…) Avec une première grande partie, « On ne naît pas femme on le devient », qui annonce le parti pris résolument féministe de la douzaine d’auteur e s qui a participe a cet ouvrage. Une œuvre importante qui, au travers d’une disparité voulue des documents (chansons, discours, correspondance, texte littéraires, affiches), forme un panorama assez précis de l’histoire des femmes européennes

Féminitude, décembre 2017

« Ces femmes qui en trois siècles nous ont faites européennes et libres. Donner la parole en version originale aux Européennes aux penseuses et actrices de trois siècles d’histoire, telle est la mission que remplit avec pertinence l’essai L’Europe des femmes. Un livre passionnant qui met en perspective les préoccupations égalitaristes et libératrices des femmes. Un opus a mettre entre toutes les mains »

Libération, 27 décembre 2017

« L’histoire de Woolf à Lobkovskaya. Aussi riche par ses sources que par leur variété. [Ce recueil] réunit 77 textes de femmes et d’hommes, célèbres ou beaucoup moins : Virginia Woolf, Anne Frank, Nicolas de Condorcet ou Fifi Brindacier, mais aussi les «trois Marias», qui publièrent un magnifique texte féministe sous la dictature portugaise, la pacifiste autrichienne Bertha von Suttner ou Nina Lobkovskaya, tireuse d’élite dans l’armée de Staline – interdite d’entrée à Berlin et priée de se faire discrète une fois la guerre gagnée. Un panorama européen complété par des affiches et photos, comme celle des mannequins d’accouchement de Mme du Coudray, qui permirent, au XVIIIe siècle, de former des sages-femmes dans tout le royaume et de baisser le taux de mortalité en couches. »

Libération – Next, 23 décembre 2017

« L’essentiel, cependant, tient à ce que les documents recueillis — fictions, chansons, affiches, discours, essais, correspondances, objets, photographies — disent de «la diversité des expériences du peuple des femmes», qu’elles soient artistes, intellectuelles, ou migrantes, ouvrières, domesti- ques, paysannes. »

Causette, décembre 2017

« Si l’on retrouve nos chères Simone Weil ou Virginia Woolf, on découvre également une palanquée de femmes inconnues et incroyables, telle l’Espagnole Josefa Amar y Borbon et son «Plaidoyer pour l’intelligence des femmes», qui date de 1786. S’ajoute à cela une riche iconographie. La garantie d’une balade réussie à travers l’Histoire Où se confirme que le développement du féminisme (le mouvement préexiste au mot), depuis trois siècles, a été une lutte de tous les pays. »

Fabula.org, 1er décembre 2017.

nonfiction.fr, 30 novembre 2017.

« Très attendu dans le domaine des « gender studies », L’Europe des femmes (XVIIIe-XXIe siècle), sous la direction de Julie Le Gac et Fabrice Virgili est assurément novateur par son angle d’approche et sa volonté de diffuser les derniers résultats de la recherche historique dans le domaine de l’histoire des femmes. Longtemps resté en retrait, malgré les travaux pionniers de Michèle Perrot, celle-ci connaît, en France, un nouveau souffle depuis quelques années ; ce livre en est la preuve. » (…) Un livre majeur sur l’histoire des femmes L’Europe des femmes est un livre militant, soutenu par l’association Mnemosyne (qui défend le développement d’une histoire des genres). Les auteurs l’annoncent dès l’introduction : « Ce livre a vocation à sensibiliser les jeunes générations, et les moins jeunes, aux inégalités du genre ». Il ne s’agit pas ici d’un livre épistémologique réservé aux spécialistes qui a pour but de définir et de faire évoluer les « gender studies ». Comme son illustre prédécesseur l’Histoire des femmes en Occident, dirigé par Georges Duby et Michèle Perrot, l’Europe des femmes est là pour montrer comment vivent les femmes en Europe depuis le XVIIIe siècle. Certes, ce dernier est moins ambitieux que l’histoire totale voulue par l’Histoire des femmes en Occident qui a embrassé toute l’histoire depuis l’Antiquité. L’entreprise se place néanmoins dans la lignée de ce que voulaient faire Duby et Perrot, c’est-à-dire présenter les dernières avancées de la recherche à un large public. L’Europe des femmes n’assomme pas son lecteur de notions, ni d’articles très longs. Un livre à la fois accessible, militant et européen.

Les clionautes : la cliothèque

« C’est donc un livre d’une grande richesse que L’Europe des femmes. Il trouvera bien sa place dans les CDI et cabinets d’histoire des établissements scolaires. Certes, il ne couvre qu’une (large !) période contemporaine, et ne répond toujours pas entièrement aux besoins des enseignants du secondaire, en mal de réaliser une histoire mixte avec les documents qui leurs sont proposés par les manuels scolaires, mais il offre d’intéressantes perspectives dans le domaine historique, et l’on ne peut qu’être séduit.e par l’ambition européenne de l’ouvrage.  »

Les Affiches de Normandie, 29 novembre 2017.

« S’il est un ouvrage original, riche, mais attendu, c’est bien L’Europe des femmes. XVIIIe-XXIe siècle, (…)  il parcourt trois siècles tumultueux, des Lumières à l’avancée spectaculaire de ce qu’on a appelé «la révolution féministe», où l’on s’est interrogé sur les rapports de genres, la place de la femme dans l’intime et dans la cité. »

L’Agefi – indices (Suisse)13 novembre 2017, Notre part d’humanité. « Un ouvrage unique qui permet de prendre conscience du chemin emprunté par la moitié de l’humanité pour sortir du statut de minorité d’aucuns ont voulu et veulent encore la maintenir. »

CNRS Le Journal, n°290, automne 2017, « Histoire de femmes », p.62.

Blog littéraire, L’amour des mots, léger badinage, 9 octobre 2017 :

« J’ai énormément apprécié cette lecture car au delà de l’évident sujet du féminisme qui me passionne, j’ai pu découvrir des auteurs et des textes qui m’étaient inconnus. Je vous le recommande, homme et femme du XXIème siècle qui souhaitent apprendre d’hier pour créer demain !  »

criminocorpus, septembre 2017 : « Pour la première fois rassemblés et commentés plus de 70 textes fondateurs de l’histoire des femmes, du XVIIIE siècle à nos jours »

314 professeur·es de tous niveaux et tous publics, enseignant la langue française ou ayant à corriger des copies ou autres textes rédigés dans cette langue, ont déclaré, dans un Manifeste publié le 7 novembre 2017 par le magazine Slate.fr, ne plus enseigner la règle de grammaire résumée par la formule «Le masculin l’emporte sur le féminin».

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Une pétition adressée à Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale accompagne cette initiative :
Nous ne voulons plus que « le masculin l’emporte sur le féminin »
Nous, francophones de toutes professions et qualités, soutenons cette initiative ainsi que les signataires dans l’exercice de leur métier. Nous nous apprêtons aussi, pour notre part, à ignorer désormais cette règle d’un autre âge, dont l’enseignement incruste dans la tête de chacun et chacune des injonctions contraires à nos valeurs d’égalité, et dont l’usage quotidien les y maintient.
Nous le faisons avec d’autant plus de liberté et d’enthousiasme que l’abandon de cette règle ne constitue aucunement une entrave ou une entorse au fonctionnement de la langue française, qui, comme le rappellent les enseignant·es du Manifeste, s’en est passée durant des siècles.

Mnémosyne est partie prenante de cette campagne, signez et faites signer la pétition en ligne sur change.org

 

Continuons à signer la pétition,

https://www.change.org/p/mairie-de-paris-sauvons-la-biblioth%C3%A8que-marguerite-durand

Pour plus d’information, http://sauvonslabmd.fr/actions-et-liens/

La bibliothèque Marguerite Durand (BMD), bibliothèque municipale de la Ville de Paris spécialisée dans l’histoire des femmes, du féminisme et du genre, fondée en 1932 grâce au don de la journaliste féministe Marguerite Durand, devra bientôt quitter le bâtiment qu’elle occupe dans le 13e arrondissement depuis 1989, afin que la médiathèque Jean-Pierre Melville puisse occuper à elle seule tout le bâtiment.

Ce projet pourrait être l’occasion pour la Mairie de Paris de proposer à la BMD un nouvel espace, plus spacieux, à la fois pour ses collections à l’étroit depuis des années, et pour le développement d’activités, telles qu’expositions, conférences, débats, ateliers pédagogiques, etc. Or, la Mairie a décidé que la BMD serait hébergée par la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP), dans le 4e arrondissement. Cette décision a été prise sans concertation avec le personnel et les partenaires sociaux. Tous les syndicats y sont opposés.

La Mairie de Paris assure que ce déménagement offrira une meilleure visibilité à la BMD, arguant du caractère prestigieux du bâtiment et de sa centralité dans Paris, ainsi que de la présence à la BHVP du fonds féministe Marie-Louise Bouglé et du fonds George Sand. Or la BHVP n’a plus de place pour ses propres collections ; celles de la BMD seront donc stockées dans des magasins extérieurs, en un lieu non précisé, leur communication sera différée, la BMD n’aura plus de salle de lecture propre et son personnel sera de fait mutualisé avec celui de la BHVP.

Seule bibliothèque publique en France exclusivement consacrée à l’histoire des femmes, du féminisme et du genre, jouissant d’une renommée internationale, la
BMD ne doit pas devenir invisible puis disparaitre.

Un collectif de soutien « Sauvons la BMD ! » lancé par l’association Archives du féminisme s’est constitué pour que la Mairie de Paris renonce à ce projet et propose un lieu d’accueil offrant à la bibliothèque Marguerite Durand une véritable visibilité et des conditions de fonctionnement dignes.

SauvonslaBMDSi vous souhaitez soutenir ce collectif, nous vous invitons à participer aux actions qui se mettent en place :
et d’abord  signer et faire signer la nouvelle pétition : https://www.change.org/p/mairie-de-paris-sauvons-la-biblioth%C3%A8que-marguerite-durand
mais aussi

écrire à Anne Hidalgo et à Bruno Julliard (voir plus bas un exemple de lettre)
vous abonner au compte Twitter @CollectifBMD
vous abonner à la page facebook  https://www.facebook.com/CollectifsauvonslaBMD/
vous abonner sur instagram https://www.instagram.com/collectif.sauvonslabmd/?hl=fr

Participer le 18 novembre à un rassemblement féministe devant la BMD (bientôt plus d’explications sur le blog que nous créons)
Nous aider à contacter associations et organisations qui soutiendront officiellement le Collectif Sauvons la BMD !
Préparer un 8 mars 2018 sous la signe de la préservation de notre mémoire féministe.

EXEMPLE DE LETTRE A ENVOYER

– Anne Hidalgo : anne.hidalgo@paris.fr   ; à adresser aussi à la cheffe du Bureau du courrier de la maire : sylvie.clavier@paris.fr
– Bruno Julliard : bruno.julliard@paris.fr

Hôtel de Ville de Paris – Place de l’Hôtel de Ville – 75196 Paris cedex 04

A Madame la maire de Paris, Anne Hidalgo

Monsieur le premier adjoint, Bruno Julliard, chargé de la Culture

La bibliothèque Marguerite Durand (BMD), bibliothèque municipale de la Ville de Paris spécialisée dans l’histoire des femmes, du féminisme et du genre, fondée en 1932 grâce au don de la journaliste féministe Marguerite Durand, devra bientôt quitter le bâtiment qu’elle occupe dans le 13e arrondissement depuis 1989, afin que la médiathèque Jean-Pierre Melville puisse occuper à elle seule tout le bâtiment.

Ce projet pourrait être l’occasion pour la Mairie de Paris de proposer à la BMD un nouvel espace, plus spacieux, à la fois pour ses collections à l’étroit depuis des années, et pour le développement d’activités, telles qu’expositions, conférences, débats, ateliers pédagogiques, etc. Or, la Mairie a décidé que la BMD serait hébergée par la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP), dans le 4e arrondissement. Cette décision a été prise sans concertation avec le personnel et les partenaires sociaux.

La Mairie de Paris assure que ce déménagement offrira une meilleure visibilité à la BMD, arguant du caractère prestigieux du bâtiment et de sa centralité dans Paris, ainsi que de la présence à la BHVP du fonds féministe Marie-Louise Bouglé et du fonds George Sand. Or la BHVP n’a plus de place pour ses propres collections ; celles de la BMD (2 km linéaires) seront donc stockées dans des magasins extérieurs, en un lieu non précisé, leur communication sera différée, la BMD n’aura plus de salle de lecture propre et son personnel sera de fait mutualisé avec celui de la BHVP. Qui aura encore envie dans ces conditions de donner ses archives à la BMD ?

Seule bibliothèque publique en France exclusivement consacrée à l’histoire des femmes, du féminisme et du genre, jouissant d’une renommée internationale, la BMD ne doit pas devenir invisible puis disparaitre, dans une ville dont la maire se déclare si volontiers féministe.

Avec le collectif « Sauvons la BMD ! » (lancé par l’association Archives du féminisme, avec le soutien de tous les syndicats concernés), nous demandons que la Mairie de Paris renonce à ce projet et propose un lieu d’accueil offrant à la bibliothèque Marguerite Durand une véritable visibilité et des conditions de fonctionnement dignes, permettant de futurs enrichissements.