En 2020-2021, pour la première fois depuis 4 ans, l’Académie de Créteil n’offrira pas aux professeur.e.s d’histoire-géographie la possibilité de se former à l’enseignement d’une histoire des hommes et des femmes : le stage « enseigner une histoire mixte pour construire une argumentation historique » a été enlevé du Plan académique de formation. Plébiscité par les collègues, recueillant chaque année largement plus de demandes que de places offertes (54 demandes pour 30 places en 2019-2020), sa disparition est incompréhensible.

Le contexte académique commande en effet de renforcer l’éducation à l’égalité entre les hommes et les femmes, tant les trois départements de l’académie sont confrontés au fléau des atteintes à l’intégrité physique et morale des femmes.

A leur échelle, les enseignant.e.s d’histoire et géographie ont un rôle majeur à jouer dans la construction d’une société plus juste envers les femmes, à travers l’enseignement d’une histoire réellement mixte, où hommes et femmes du passé agissent à parts égales, et où les entraves à l’égalité sont rendues visibles par le travail de classe. Cette mission entre pleinement dans le cadre du Plan National de formation, qui invite « Tous les personnels [à] s’approprier […] les évolutions qui traversent la société et à ce titre, ont des conséquences sur l’École et les politiques éducatives » et à « incarner, faire vivre et transmettre les valeurs de la République », dont l’égalité est un des socles.

L’égalité entre les hommes et les femmes ne doit pas rester un horizon théorique mais constituer un objectif fort de la formation des enseignant.e.s de notre académie.

En tant qu’intervenantes, enseignantes, responsables opérationnelles du stage et formatrices, nous en appelons aux responsables académiques pour revenir sur leur décision et maintenir ce stage.

Association Mnémosyne
et Centre Hubertine Auclert

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